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POLITIQUE ET MOUVEMENTS

Tous loyaux, en attendant

L’Empire ne possède aucun parti politique moderne et ses citoyens ne choisissent pas l’Augustus dans les urnes. Ça ne les empêche pas de faire de la politique. Les décisions passent par les maisons, les administrations, les collegia, les cultes et les clientèles. La rue, le cirque et la presse permettent au reste de la population de se faire entendre lorsque les institutions ne lui demandent pas son avis.

En 548, toute la vie politique est dominée par la succession impériale. Émilien II est vieux, malade et toujours incapable de rassurer durablement ceux qui attendent sa place. Les Caesars assurent leur contrôle sur les armées ; les sénateurs comptent leurs alliés ; les consortiums répartissent leur argent entre plusieurs candidats. Personne ne souhaite officiellement la guerre civile, mais beaucoup refusent déjà de vivre sous le vainqueur des autres.

Rome paraît loin depuis Trèves. Le Rhin, ses arsenaux et ses chemins de fer donnent pourtant à la ville une importance que sa distance ne suffit pas à effacer. Le Caesar Marcellinus y réside avec son secrétariat. Les mouvements locaux disposent de journaux, de caisses et parfois d’hommes ; même si la plupart continuent de réclamer des réformes parfaitement légales, Rome n'est pas étrangère aux successions sanglantes.

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