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HEPHAESTVS·ANTE·PORTASFICHE·PERSONAE
Fiche soumise · mise à jour le 21 septembre 2026

Moyses Robertus

Identité

Nom
Robertus
Prénom
Moyses
Âge
37
Sexe
Homme
Date de naissance
0511-10-25
Lieu de naissance
Cataractonium
Origine culturelle
Britto-Romain
Langue maternelle
latin
Familiarité culturelle
Occident romain
Autres langues
Britonnique — parlé Naturel, écrit Naturel
Profession
Centurion
Affiliation
L'Empire Romain.
Organisation
La XXIIIe Légion Pédestre du Rhin — Legio XXIII Rhenana Pedestris
Rang
rang militaire 3
Statut
Citoyen ordinaire
Richesse
confortable
Résidence
Castra
Concept
Descendant Britton devenu légionnaire dévoué, Moyses servira l'Empire jusqu'à sa mort.
Motivation
Depuis petit, Moyses est vu comme un étranger, malgré son statut de citoyen. Pourtant, c'est également depuis petit que Moyses n'a jamais perdu son amour pour Rome et son Empire, il n'a toujours eu qu'une ambition, qu'une motivation: protéger ce pour quoi Rome tient; la culture, la civilisation.
Culte
Aucun culte
Faceclaim
Tony Curran
Portrait de Moyses Robertus

Caractéristiques

FO12
DX10
QI10
SA10
PV13
VOL11
PER11
PF10
Vitesse de base
5.50
Déplacement
5
Esquive
8
Charge de base
13.1 kg

Compétences

CompétenceRéférencePointsNiveauRéussite
Arme d’épauleDX/Facile8 pts1383,8 %
Arme de poingDX/Facile4 pts1274,1 %
Armes tranchantesDX/Facile4 pts1274,1 %
BagarreDX/Facile4 pts1274,1 %
Observation de tirQI/Moyenne4 pts1162,5 %
TactiqueQI/Difficile12 pts1274,1 %
CamouflageQI/Facile1 pt1050 %
Navigation (Terrestre)QI/Moyenne12 pts + 1 d’origine1383,8 %
SurvieQI/Moyenne12 pts + 1 d’origine1383,8 %
SoldatQI/Moyenne8 pts + 1 d’origine1274,1 %
EnseignementQI/Moyenne8 pts1274,1 %
IntimidationVOL/Moyenne1 pt1050 %
LeadershipQI/Moyenne12 pts1383,8 %
Savoir-faire (Militaire)QI/Facile12 pts1490,7 %
ArmurerieQI/Moyenne2 pts1050 %
Combinaison NRBCDX/Moyenne1 pt937,5 %
Analyse du renseignementQI/Difficile4 pts1050 %
Savoir-faire (Haute société)QI/Facile1 pt1050 %
StratégieQI/Difficile2 pts937,5 %

Traits

  • Alcoolisme — -15 pts
  • Code d'honneur du soldat — -10 pts
  • Fanatisme — -15 ptsL'Empire Romain et sa gloire.
  • Réflexes de combat — +15 pts

Informations sociales et particulières

Relations

  • Autre personnage

Obligations

  • Loyauté — Devoir · -15 ptsDe par son service, il est voué à servir l'Empire Romain jusqu'à sa retrait, ou plus probablement, sa mort.

Description physique

Moyses Robertus est un homme d’une quarantaine d’années, dont le visage porte davantage les traces du temps et du service que celles de la vieillesse. Il possède une silhouette sèche et robuste, forgée par des années d’entraînement militaire, de marches et de campagnes. Il n’est pas particulièrement massif, mais son corps témoigne d’une force fonctionnelle, celle d’un homme habitué à porter son équipement pendant de longues heures et à rester debout lorsque d’autres cherchent le repos. Ses épaules sont larges, sa posture naturellement droite et ses mouvements économes, précis, presque toujours maîtrisés. Même au repos, il conserve cette manière de se tenir propre aux soldats ayant passé une grande partie de leur existence sous les ordres de l’armée. Son visage, est marqué et anguleux. Ses traits sont assez sévères, accentués par une mâchoire prononcée, des pommettes visibles et un nez légèrement marqué par les années. Sa peau porte les stigmates d’une vie passée davantage sous le ciel et dans les camps que dans le confort des demeures civiles. Quelques rides se dessinent autour de ses yeux et sur son front, donnant à son expression une gravité permanente. Ses yeux, d’un bleu-gris froid, sont probablement ce qui frappe le plus chez lui : attentifs, calculateurs sans être méfiants, ils donnent l’impression d’un homme qui observe toujours avant de parler. Ils deviennent particulièrement durs lorsqu'il est en service, mais laissent parfois apparaître, dans les moments de solitude, une fatigue profonde qu’il s’efforce habituellement de dissimuler. Ses cheveux sont châtains tirant vers le blond sombre aux reflets roux, généralement coupés courts conformément aux usages militaires lorsqu'en garnison et mi-longs en campagne, avec quelques mèches grisonnantes apparues prématurément au niveau des tempes. Il porte une barbe courte, entretenue sans recherche particulière d’élégance, qui accentue encore l’aspect austère de son visage. Une ou plusieurs cicatrices discrètes témoignent de ses campagnes le long du Rhin : rien de spectaculaire, mais suffisamment visibles pour rappeler qu’il n’a pas traversé ses années de service indemne. Dans son ensemble, Moyses dégage moins l’image d’un héros glorieux que celle d’un vétéran endurci, dont le physique raconte silencieusement les années passées à servir Rome. Vêtu de son équipement militaire, son apparence devient presque austère; chaque pièce est correctement entretenue, ajustée et portée avec une rigueur qui reflète son caractère. Il n’accorde que peu d’importance à l’apparat ou à la distinction personnelle ; son uniforme doit être fonctionnel, réglementaire et impeccable. Lorsqu’il marche en uniforme, son visage fermé et sa démarche mesurée lui donnent une présence naturellement autoritaire. Il n’a pas besoin d’élever la voix pour être remarqué; chez lui, l’autorité vient moins de son apparence physique que de l’impression qu’il donne d’avoir déjà survécu à des choses qui auraient dû le briser.

Personnalité / description psychologique

Tempérament et comportement quotidien

Moyses Robertus est un homme de peu de mots, façonné par la perte et la discipline, dont le tempérament oscille entre une réserve glaciale et une loyauté farouche envers ceux qu’il considère comme les siens. La peste de 541 a emporté toute sa famille, ne laissant derrière elle qu’un vide qu’il a comblé par le service, transformant son chagrin en une armure intérieure qu’il ne retire jamais, même dans l’intimité des casernes. En public, il est calme, presque impassible, mesurant chaque geste et chaque parole avec la précision d’un vétéran qui sait que l’erreur coûte cher, mais cette froideur n’est pas de l’indifférence : c’est une manière de protéger ce qui lui reste, de ne plus risquer d’attacher son cœur à quelque chose qu’il pourrait perdre. Avec ses hommes, il se montre juste et exigeant, refusant toute négligence mais sachant reconnaître l’effort, et il n’hésite pas à se porter en premier dans les situations dangereuses, comme si la mort le concernait moins que les autres. Une fois seul ou prochement entouré après son service, sa mélancolie le tire dans les tréfonds de l'alcoolisme, verre après verre, et son humour, quand il apparaît, est sec, bref, souvent teinté d’une ironie sombre qui rappelle qu’il a vu trop de choses pour croire aux belles promesses. Derrière cette façade de légionnaire modèle se cache cependant un homme hanté, qui marche parfois seul la nuit sur les remparts de Trèves, le regard tourné vers un nord lointain où tout a commencé et où tout s’est achevé dans le feu et la cendre.

Ce qui reste irrésolu en lui-même

Malgré les années de service et la discipline qu’il s’est imposée, Moyses Robertus demeure hanté par une question qu’il n’a jamais su formuler autrement que par le silence : aurait-il pu sauver les siens ? La peste a emporté sa famille avec une brutalité contre laquelle son glaive, son entraînement et son uniforme furent totalement impuissants, laissant en lui une culpabilité sourde qu’aucune victoire militaire ne parvient à étouffer. Il s’est convaincu que servir Rome était la seule manière d’honorer leur mémoire, mais une part de lui demeure incertaine quant à savoir s’il sert réellement un idéal ou s’il fuit simplement le vide laissé derrière lui. Il n’a jamais accepté l’idée qu’il puisse exister une vie pour lui en dehors du devoir : aimer, fonder une famille ou rechercher le bonheur lui semblent presque être des trahisons envers ceux qui n’ont pas eu cette chance. Ainsi, derrière la maîtrise de soi du légionnaire se cache un homme profondément incapable de tourner la page, prisonnier d’un passé qu’il prétend avoir accepté. Ce qui reste irrésolu en lui n’est donc pas la colère contre la mort, mais la question de savoir qui il serait si, un jour, Rome n’avait plus besoin de lui.

Biographie

Moyses Robertus naquit le vingt-cinq octobre de l’an cinq cent onze dans la froide brume de Cataractonium, au nord de la Bretagne romaine, où le vent du large fouettait les remparts et les toits de chaume. Il était le fils d’une famille d’auxiliaires brittons, des hommes et des femmes qui avaient longtemps servi Rome à la frontière, portant les armes au nom d’un Empire qu’ils n’avaient jamais vu de l’intérieur. Son père, vétéran de campagnes oubliées, avait gagné par son sang les terres de sa famille, et le nom de Robertus devint celui de propriétaires sur les registres, bien que la maison restât empreinte d’accents et de chants venus des collines bretonnes. Moyses grandit entre les exercices du père, les récits de batailles contre des tribus sans nom et les promesses murmurées d’une vie meilleure sous l’aigle impériale, apprenant très tôt que la loyauté et la discipline étaient les seules monnaies qui ne perdaient jamais de valeur. Les années s’écoulèrent avec la régularité des saisons, marquées par les départs et les retours des garnisons, par le bruit des trains qui commençaient à relier les provinces et par les premières rumeurs d’une modernité qui transformait lentement l’Empire. Moyses, adolescent déjà robuste, suivit son père dans les camps d’entraînement, manipulant les armes avec une application qui lui valut les premiers éloges des centurions. Il rêvait de légions, de ces unités d’élite dont on parlait dans les casernes comme d’une famille plus grande que le sang, où chaque homme comptait et où la mort elle-même semblait devoir demander la permission avant d’emporter un soldat. Mais le destin, capricieux et cruel, prépara dans l’ombre une épreuve qui devait briser tout ce qu’il aimait. En cinq cent quarante et un, la peste arriva comme un fléau sorti des enfers, traversant les routes, les fleuves et les rails, s’infiltrant dans les maisons et les casernes avec une indifférence terrifiante. À Cataractonium, les cloches des temples sonnèrent sans relâche, les bûchers fumèrent jour et nuit, et les registres de décès s’allongèrent jusqu’à devenir interminables. Moyses, alors en service à la frontière, apprit coup sur coup la mort de sa mère, de ses frères et sœurs, puis enfin celle de son père, emporté en quelques jours par la fièvre et la toux qui ravageaient les poumons. Il revint dans une ville silencieuse, où les rues semblaient trop larges pour le peu d’habitants restants, et trouva sa maison scellée, ses proches réduits à des noms sur des listes et à des corps brûlés dans la hâte. La douleur le traversa comme un javelot, mais au lieu de le briser, elle le durcit, transformant son chagrin en une résolution froide et inébranlable. Dès lors, Moyses Roberti ne vécut plus que pour Rome. Il demanda son transfert dans une légion active, loin des souvenirs de Bretagne, et fut affecté à la vingt-troisième légion, une unité ancienne et respectée qui tenait garnison dans les provinces du Rhin. Il y devint rapidement un soldat modèle, silencieux, efficace, toujours le premier à se porter volontaire pour les missions difficiles, comme si chaque heure de service était une offrande aux mânes de sa famille disparue. Ses officiers remarquèrent sa capacité à garder son sang-froid sous le feu, son sens du commandement naturel et sa loyauté absolue, et il gravit les échelons jusqu’à devenir un Centurion, un grade qui lui donnait autorité sur une centurie et faisait de lui un pilier. Il portait l’uniforme avec une rigueur presque religieuse, entretenait son équipement avec soin et parlait peu, mais quand il ouvrait la bouche, ses mots portaient le poids de l’expérience et d’une autorité tranquille. Les années qui suivirent furent marquées par des campagnes le long du Rhin, des patrouilles dans les forêts germaniques, des affrontements brefs mais violents contre des bandes de raideurs et des espions ennemis. Moyses y gagna des cicatrices, des décorations discrètes et la réputation d’un homme sur qui l’on pouvait compter dans les pires situations. Il vit l’Empire changer autour de lui, les trains sillonner les provinces, les radios crépiter dans les postes de commandement, les avions tracer des lignes blanches dans le ciel au-dessus des légions en marche, mais rien de tout cela n’effaça la mémoire de la peste ni la silhouette de sa maison vide à Cataractonium. Il servait parce que c’était la seule chose qui donnait encore un sens à sa vie, et chaque ordre exécuté, chaque ennemi repoussé, chaque jeune légionnaire protégé devenait une manière de dire aux morts qu’ils n’étaient pas totalement partis. À Trèves, où la vingt-troisième légion tenait désormais garnison, Moyses Roberti était connu comme un soldat solide, un supérieur juste mais ferme, un homme qui ne riait guère mais qui savait écouter. Les nuits, quand le bruit des usines et des voies ferrées s’apaisait un peu, il marchait parfois seul sur les remparts, regardant vers le nord, vers cette Bretagne lointaine où tout avait commencé et où tout s’était achevé dans le feu et la cendre. Il ne cherchait ni gloire ni richesse, seulement à rester debout, à tenir sa ligne, à honorer le nom de Roberti et le serment prêté à l’aigle impériale. Et si la mort devait un jour le prendre, il voulait qu’elle le trouve encore en uniforme, au milieu des siens, comme un légionnaire qui n’avait jamais cessé de servir, même quand il ne lui restait plus rien à perdre.

Répartition des points

Attributs principaux
20
Attributs secondaires
27
Traits
-25
Compétences
112
Social
16
Total
150
Restant
0